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« Marie, Porte du Ciel, brille sur nous et rassemble-nous »
Marie nous a en effet rassemblés le 14 août à Boulogne pour une célébration anticipée de
l’Assomption.

        Les paroissiens n’ont pas eu peur de la chaleur écrasante en ce 14 août et sont venus au rendez-vous qui leur était proposé pour fêter la Vierge Marie, à la chapelle de la Neuville dédiée à Notre Dame de la Miséricorde.
        Des remerciements ont d’abord été formulés à la personne qui ouvre et ferme la chapelle chaque jour sans relâche, permettant aux paroissiens ou toute personne de passage, de se recueillir.
        Après un temps de prière sur place, les paroissiens résidants et vacanciers, se sont rendus en procession jusqu’à l’église Notre Dame de l’Assomption, en égrainant le chapelet et chantant d’un bel éclat de voix la Vierge Marie, derrière sa statue et ses bannières portées par de jeunes personnes, et en finissant leur cortège à travers les manèges présents sur la place du village, à l’occasion de la ducasse (car la ducasse est une dédicace à son Saint Patron ou sa Sainte Patronne, comme le rappelle l’Abbé Christophe).
        Les processionnaires ont pu rejoindre d’autres frères et sœurs arrivés dans l’église et poursuivre la prière avec la messe de l’Assomption célébrée par l’Abbé Christophe Decherf, en l’honneur de Notre Mère du Ciel (qui avaient été bien fleurie de roses blanches naturelles et d’autres en papier confectionnées par des enfants). 
 

          Des réactions de bonheur n’ont pas tardé à fuser dès la messe terminée, comme celles-ci : 
« Que de joie, cela faisait si longtemps ! Auparavant, après une procession dans le village, la messe était célébrée au pied de la chapelle »

           Et la liste des souvenirs qui s’en suit, ainsi que les anecdotes…
« La prière est vraiment plus profonde lorsque nous marchons dans la nature pour la Vierge Marie, avec tous nos frères et sœurs… »
 

Oui Marie ! Nous croyons que tu viens au secours de ceux qui espèrent en toi !

 

 

Marie-Line Godbille

 

Histoire de la chapelle de La Neuville, retracée par Marie-Noëlle Leclercq, responsable de la Pastorale du tourisme pour l'Avesnois

 

La coutume d’ériger des petits lieux de dévotion tout proches de chez soi est de tout temps. Ici en Thiérache nous avons un » petit patrimoine » particulièrement abondant. Nous n’en avons peu ou pas qui remontent au-delà du 16eme siècle car les protestants qui refusaient les représentations de Dieu et n’honoraient pas les saints les ont souvent détruites.
Pour ce qui est des oratoires on en dénombre plus de 700 dans l’Avesnois et Boulogne en comptait 22, dont il n’en resterait que 18 ou 19. Pour ce qui est des chapelles, il y en aurait eu près de 250. Dont 3 à Boulogne. La plus grande et la plus belle est celle-ci celle de la Neuville.
Elle fut érigée en 1677 par la famille Lardinois, une famille de brasseur installée ici en face et elle fut consacrée à Notre Dame de Miséricorde. Elle comportait les statues de Notre-Dame bien sûr et saint Donat (pour la foudre, saint Arnouldt patron des brasseurs et saint Druon patron des bergers (de Sebourg)
Il y avait un pèlerinage très fréquenté le 25 mars, jour de l’annonciation. Le nombre de pèlerins était si grand que des marchands de toutes sortes venaient s’installer pour la circonstance. (un vrai petit Lourdes !) Il existait également une confrérie de ND de Miséricorde. 
Avant 1789 cette chapelle était dotée de revenus de biens fonciers. Mais ceux-ci ont été vendus ainsi que la chapelle comme bien nationaux, révolution oblige. Cependant le culte ayant été rétabli, on n’osa pas démolir la chapelle. Cette famille des Lardinois à l’origine de la sa construction ont beaucoup donné pour l’église de Boulogne tant en argent qu’en services.
La petite chapelle a passé le XIXème siècle sans encombre. Elle fut pillée en 1991, toutes les statues en bois ont été volées. Elle fut restaurée en 1994 par la municipalité et grâce aux dons des fidèles qui firent beaucoup d’actions pour trouver des financements. Les processions cessèrent. On continua de célébrer la messe sur le parking tout proche jusqu’il y a une quinzaine d’années. La logistique était devenue devint trop pesante pour les bénévoles de l’époque.
Grâce au dévouement du voisin Philippe Bronchain, la chapelle fut toujours ouverte...et madame le maire a veillé à son entretien.

 

 

Article publié par Valérie Dupont • Publié le Dimanche 23 août 2026 • 18 visites

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